La Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI), appuyée par la Division des Droits de l’Homme de l’ONUCI (DDH/ONUCI), a initiée une mission d’observation de l’opération de l’élection présidentielle du 25 octobre sur toute l’étendue du territoire national.

Cette mission, axée essentiellement sur les droits de l’Homme à observer au cours du scrutin présidentielle, a été réalisée grâce à l’engagement de la société civile ivoirienne réunie au sein du Forum des Droits de l’Homme.

La CIDDH y a pris part à travers la participation de sa Coordinatrice Nationale qui a fait partie de l’équipe d’observation déployée à Yopougon.

Avant de déployer ses équipes sur le terrain, la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI) a réuni, le vendredi 3 Octobre 2015, ses observateurs à son siège afin de leur porter des informations pratiques sur l’opération électorale et de constituer les groupes.

L’équipe de la Mission déployée dans la zone de Yopougon était composée de trois (03) membres :

  • Monsieur KOUASSI Kouadio Alfred (CNDHCI) ;
  • Madame COULIBALY Pedan Marthe (CIDDH/ Forum des Droits de l’Homme);
  • Monsieur BODOUA Kouadio Koffi Oscar (CNDHCI).

1er centre visité à la cité Mamie Adjoua de Yop

Sur le terrain, les membres de la mission déployée dans cette zone ont procédé par visite groupée. Treize (13) centres ont ainsi été observés dans les quartiers de SIDECI, PORT-BOUET 2, ANANERAIE, SICOGI, MAMIE ADJOUA, MAROC, NIANGON SUD, GESCO.

Des points de satisfaction ont été observés par la Mission sur le terrain à Yopougon. Il ressort que le scrutin s’est déroulé dans de bonnes conditions, sans aucun cas de violation des droits de l’homme, dans la quiétude et la non-violence.

A la CNDHCI avt départ sur le terrain

La mission a observé, de façon plus détaillée, dans la zone de Yopougon aux date, lieux et heures indiquées par les fiches d’observation de terrain et par l’observation directe, que :

  •   Aucune personne n’a été attaquée, molestée ou battue ;
  •   Aucune personne n’a été empêchée de se déplacer librement ou même de voter ;
  •   Aucune personne n’a été intimidée ou menacée ;
  •   Aucune autorité ou formation politique, aucun représentant de candidat ni aucun média public ou privé n’a incité les électeurs à des comportements de violence ou de haine ;
  •   Aucun acte de corruption ou de tentative de corruption, de trafic d’influence, d’achat de conscience ou de vote ou d’abus d’autorité n’a été observé par la mission ;
  •   Aucun agent des forces de l’ordre, de défense et de sécurité n’a eu de comportements susceptibles d’être inappropriés par rapport à leur mission de sécurisation du processus, des agents électoraux et des électeurs.
  •   Aucun cas d’arrestation de personnes n’a été observé ou rapporté aux observateurs.
  •   Il n’y a pas eu de personnes armées autres que les agents des forces de sécurité et de défense qui aient été observées ou signalées aux observateurs de la CNDHCI.
  •   Aucune présence de chasseur traditionnel ou « dozo » n’a été observée sur le terrain de Yopougon.
  •   Enfin, la mission n’a pas observé de manifestations autour des bureaux de vote visant à troubler l’ordre public ou à perturber le déroulement de l’opération dans sa zone de déploiement.

Avec équipe ONUCI Au centre social de Port Bouet 2

Toutefois, des points sont à améliorer, selon l’équipe :

  • Il s’est agi principalement de problèmes techniques et organisationnels tels que l’interversion de listings, le retard de démarrage de l’opération dans certains centres, la non-maîtrise de certains agents électoraux quant à l’utilisation des tablettes biométriques, des problèmes liés à l’autonomie des appareils, …
  • Dans la quasi-totalité des centres de vote observés, l’opération a démarré vers 08 h 30 mn. Au centre du Groupe Scolaire Libanais d’Ananeraie, c’est autour de 12 h 10 mn que les bureaux n° 6 et 8 ont pu enfin être accessibles compte tenu de l’interversion des listings électoraux.
  • La mission a observé que les longues files d’attente dans les centres de Port Bouet 2 et Ananeraie ont occasionné l’impatience des électeurs et ont parfois conduit à des échauffourées.
  • Certes des mesures particulières ont été prises par la Commission en charge de l’élection. Néanmoins, les personnes âgées et les handicapés n’ont pas toujours bénéficié de l’indulgence des électeurs dans quelques centres de vote. Dans certains centres, un banc permettait aux personnes âgées et aux personnes à mobilité réduite d’attendre. En clair, ces personnes vulnérables faisaient quelquefois le rang pour accéder aux bureaux de vote. Dans d’autres centres, il est revenu aux électeurs en attente le libre choix de laisser passer ces personnes vulnérables.
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