Le vendredi 14 avril 2017 à 10H00 au siège de la CIDDH, a eu lieu une rencontre entre les rapporteurs spéciaux des Nations Unies  et de la Commission Africaine sur la situation des défenseurs des droits humains et  une quinzaine d’organisations de la société civile Ivoirienne. Il était question pour les rapporteurs spéciaux que sont M. Michel FORST des Nations Unies et  Mme Alapini Reine GANSOU de la Commission Africaine de s’enquérir des difficultés que vivent les défenseurs des droits de l’homme en Cote d’Ivoire, y prendre note et pouvoir en référer aux structures compétentes en vue d’y apporter des solutions . Ainsi, la parole fut donné aux participants pour qu’ils puissent égrainer leurs différentes préoccupations, aux titres desquelles se trouvaient le cambriolage des sièges des organisations, la pertinence ou non de l’élaboration d’une carte de défenseur des droits de l’homme et les relations parfois tumultueuses entre les autorités et les Organisations de la Société Civile(OSC). Me Reine Appani fit une intervention pour dire que du point de vue des cambriolages, il faudrait que les OSC mettent en perspective de leur fonctionnement, des mécanismes de sécurité des locaux et de leurs bases de données .Par rapport à la carte, elle demanda avec l’appui de Mr Forst que les présidents des OSC en Cote d’Ivoire puissent élaborer des cartes de membres de leurs organisations  qui auront un délais d’exercice bien défini dans le temps pour permettre aux membres de renouveler leur adhésion
Les deux rapporteurs spéciaux ont recommandé une carte de membre et non une carte spécifique pour les défenseurs des droits de l’homme. M. Clément VOULE du SIDH intervenant sur la carte du défenseur, a abondé dans le même sens que les rapporteurs spéciaux.
Mme Alapini  termina pour dire que les OSC Ivoiriennes doivent pouvoir collaborer avec les autorités ,négocier ou faire du lobbying en cas de besoin et ne pas faire de bras de fer , car ce n’est pas productif pour les défenseurs des droits humains.
Quant à M. FORST , il a mis l’accent sur l’élaboration d’un système de formation des formateurs, pour permettre aux membres des OSC  de bénéficier de formations continues et ainsi pouvoir faire de façon régulière des renforcements de capacités. Il ajouta que les rapporteurs spéciaux sur la situation des défenseurs des droits de l’homme ont ce mandat de contribuer à la protection de ces derniers et à réduire les risques auxquels ils sont confrontés dans l’exercice de leurs activités. Il termina pour dire qu’en cas de difficulté ou de problème, il ne faudrait pas que les OSC hésitent à contacter les rapporteurs spéciaux pour les aider à y remédier. La rencontre prit fin par une photo de famille vers  11H00.

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