Monsieur le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme;
Madame la Coordinatrice de la Coalition Ivoirienne des Défenseurs des Droits de l’Homme ;
Mesdames et Messieurs les représentants des organisations de défense et de promotion des Droits de l’Homme ;
Mesdames et Messieurs les Défendeurs des Droits de l’Homme ;
Mesdames et Messieurs les participants;
Distingués invités ;
Tout protocole respecté.

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNIDH) salue avec satisfaction l’organisation de cet atelier sur l’appropriation de la loi N°2014-388 du 20 juin 2014 portant promotion et protection des défenseurs des droits de l’Homme et de son décret N°2017-121 du 22 Février 2017 portant modalités d’application.
Seize (16) ans après l’adoption de la Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l’homme, l’Etat de Côte d’Ivoire s’est dotée en 2014 d’une loi portant promotion et protection des défenseurs des droits de l’homme. L’adoption de cette loi majeure fait suite à une recommandation de la Commission Africaine des droits de l’Homme en sa 52ème session tenue à Yamoussoukro en Octobre 2012.

Cette Loi en faveur des défenseurs des droits de l’homme, qui se pose comme une référence historique en Afrique, met en lumière l’importance du rôle des défenseurs des droits de l’homme dans la construction de l’Etat de droit en Côte d’Ivoire.
Elle consacre, d’une part les droits et devoirs des défenseurs des droits de l’Homme et d’autre part énumère les obligations de l’Etat en vue d’en garantir l’effectivité.
Je voudrais à ce stade de mon propos exprimer ma gratitude au Grade des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, pour son engagement et son implication personnelle dans la prise de cette loi et du décret d’application.
Je tiens également à remercier la Coalition Ivoirienne des Défenseurs des Droits Humains (CIDDH), le Service International des Droits de l’Homme (SIDH) et le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains pour leur opiniâtreté dans l’avènement de ces deux textes.
La communauté des défenseurs des droits de l’homme ne pouvait donc pas rester en marge de cette évolution, surtout après la publication récente du Décret d’Application dans lequel il est stipulé que : la protection des défenseurs des droits de l’homme est assurée par l’Etat, avec le concours de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire.
C’est pourquoi, la CNDHCI a décidé d’organiser cet atelier pour que les défenseurs des droits de l’Homme se les approprient dans le processus de leur mise en œuvre.

Mesdames et Messieurs,
Chers participants,

La CNDHCI souhaite une réflexion qui soit plus qu’un exercice académique. Il s’agit d’une question importante dont dépendent la sécurité et la vie des défenseurs des droits de l’Homme.
Le contexte d’exercice des défenseurs des droits de l’Homme en Afrique est difficile. Il est caractérisé dans de nombreux pays, par la persistance d’arrestations et de détentions arbitraires, d’actes de harcèlement, y compris judiciaire, de menaces et autres formes d’intimidation etc. Constamment sur la brèche, ils ne sont pas à l’abri des répressions consécutives aux tensions politiques, sociales et militaires qui secouent nos pays.
La feuille de route attendue de cet atelier devrait donc contribuer à développer un ensemble de mesures aptes à protéger les défenseurs des droits de l’Homme à travers un mécanisme de protection robuste, alerte et souple.
Nous attendons donc des présentations de la Loi et du Décret, des échanges de bonnes pratiques de la FIDH, des propositions constructives pour donner encore plus de substance à notre rêve commun d’un meilleur standard des droits de l’homme dans notre pays.
Mesdames et Messieurs,
Chers participants,

Nous voulons féliciter et remercier tous les partenaires, les acteurs des droits de l’Homme, les Défenseurs des droits de l’Homme ici présents qui ont distrait de leur temps pour participer à cet atelier.
Nous restons convaincus que cette rencontre sera riche et fructueuse, et qu’elle aboutira à une meilleure appropriation par tous du contenu de ces deux textes majeurs pour lesquels nous devons être fiers.
C’est sur ces vœux d’un atelier fécond et au nom de cette fierté que, je voudrais terminer mon allocution en souhaitant : pleins succès à nos travaux.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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